Le Mouvement des Jeunes Socialiste de la Somme condamne l’intervention
policière exercée à l’encontre des étudiants participants à la manifestation festive et nocturne du mercredi 1er avril.
Nous condamnons également l’arrestation et la détention en garde à vu de six étudiants pacifistes.
Actuellement libéré grâce à la mobilisation de leurs camarades et à l’indignation d’un grand nombre d’acteurs locaux, ce sont des
jeunes citoyens profondément choqués et un pan entier de la jeunesse du département qui est encore davantage déçu par le fonctionnement de notre République.
Depuis le début du mouvement de résistance contre le paquet de réforme universitaire proposée par la ministre de l’Enseignement Supérieur Valérie Pécresse, il y a neuf semaines, c’est la
troisième fois à Amiens que des étudiants se font frappés, arrêtés et molestés par des forces de polices. Jamais auparavant un tel climat de répression n’avait été atteint.
Il est compréhensible que suite à certain événements récents le nouveau préfet de la Somme puisse subir quelques pressions de la part de l’Elysée, mais nous nous permettons de lui rappeler que
dans un climat social difficil, et qui risque de se détériorer encore davantage, l’utilisation de la violence publique, de la répression par la force, ne peut être l’unique réponse donnés aux
citoyens légitimement inquiets pour leurs avenirs.
Le MJS est solidaire des organisations syndicales et des manifestants, face à la répression aveugle des forces de polices lors de la nuit dernière, nous demandons la mise en œuvre d’une inspection
de l’IGS pour utilisation abusive de la violence par les forces de l’ordre auprès de manifestants.
Sébastien
Lundi 23 mars, lors de la venu du ministre de l’éducation Xavier Darcos, pour protester contre la casse de
l'enseignement supérieur (loi LRU, masterisation des concours de l'enseignement, suppression de postes, réforme du statut des enseignants-chercheurs ...), des étudiants et lycéens pacifiques ont
été victimes de violences policières. Le Mouvement des Jeunes Socialistes dénonce cette attitude du gouvernement qui préfère la réponse de la force à la réponse politique. Le MJS 80 rappelle, par
ailleurs, qu'il soutient la mobilisation dans les établissements d'enseignement supérieur et qu'il demande l'abrogation de la loi LRU, ainsi que celle de tous les décrets en
découlant.
Le chômage explose, notamment chez les plus jeunes, les inégalités augmentent de manière démesurée, 3 millions de personnes ont exprimé la
semaine dernière la nécessité d’une réponse forte pour le pouvoir d’achat et sur la question de l’emploi.
En total décalage avec cette situation, Nicolas Sarkozy se contente d’annoncer pour les plus modestes des mesures « exceptionnelles » de moins d’un demi-SMIC maximum, alors qu’avec le bouclier
fiscal ce sont des chèques correspondant à 30 années de SMIC (365 000 euros en moyenne à moins de 850 contribuables) qui sont distribués aux plus riches.
Alors que des mesures concrètes sur la rémunération des dirigeants étaient attendues, le Président de la République s’est contenté de suppliques au MEDEF. Nicolas Sarkozy a surtout remis ce soir
son costume préféré : celui du ministre de l’intérieur – candidat à l’élection présidentielle, continuant de chasser sur les terres du Front National.
Les français, notamment les jeunes parmi les plus touchés par la crise, attendent d’autres réponses. Alors qu’il faudrait mettre en place une véritable sécurité professionnelle pour protéger les
salariés, et une allocation d’autonomie pour les jeunes en formation et en insertion professionnelle, les pistes lancées par Nicolas Sarkozy (notamment son « plan d’urgence » pour les jeunes
annoncées pour mi-avril) souffrent déjà du manque de marges de manœuvres financière de l’Etat par la faute de sa politique économique.
Le Mouvement des Jeunes Socialistes appelle les français à envoyer un message ferme au gouvernement, dans la rue le 1er mai, dans les urnes par le vote socialiste le 7 juin prochain.
Grosse assemblée générale ce mercredi 18 mars, l'amphi 600 était plein, durant laquelle plusieurs décisions nécessaires à mon sens ont été prises dans un relatif consensus. Cinq
points ont été abordés: bilans national et local, débats sur la réforme puis sur les moyens d'actions mis en oeuvre pour maintenir la mobilisation et balayer la réforme et enfin le
vote des motions déposées pendant les débats.
Première annonce la mobilisation n'est pas morte, contrairement à ce que sous entendent certains médias, elle aurait même plus tendance à s'intensifier. Le président de
l'université Georges Fauré aurait déclaré que les étudiants grévistes et par conséquent absents de leur T.D ne seront pas pénalisés.
Au vote: l'"opération don quichotte" ,en référence a l'association et ses désormais célébres tentes du canal St-Martin, qui consisterait à planter des tentes place Gambetta pour bien montrer
à la population amiénoise que les étudiants sont encore déterminés à combattre le gouvernement, est validée. Plusieurs interventions appellent a la coalition avec tous les autres mouvements,
notamment avec les ouvriers, pour élargir les révendications et ne pas réduire la lutte à une simple contestation étudiante mais conjuguer les forces populaires dans à un bras-de-fer que
le gouvernement préfére a la discussion.
Autre vote concernant la visite de M.Darcos le lundi 24 mars, une large majorité des étudiants souhaitent perturber sa visite. La motion proposée pour s'opposer au rapport Lambert
qui prévoit la casse des bourses, de la restauration et des logements étudiants a aussi été votée. Sur les modalités d'action future la manifestation à Paris à l'appel du CNU le 24 mars a été
plébiscitée. Enfin le blocage du campus à partir du 18 mars au soir est validée juqu'au lundi et la prochaine AG. Enfin une délégation a été élue pour rencontrer de nouveau de
nouveau le président fauré.
Brendan Dorafi
Les 1 100 salariés du fabricant de pneumatiques Continental à Clairoix, dans l’Oise, ont appris la possible et proche fermeture de leur usine. L’annonce officielle se fera lors du comité central
d'entreprise extraordinaire du 16 mars. Nous pouvons qu’imaginer les répercussions économiques, sociales et psychologiques pour ces centaines de salariés et leurs familles misent « sur le carreau
», il faut également rappeler que c’est aussi une ville et tout un territoire qui souffre de cette annonce.
Cette déclaration est le symbole de la fin d’une illusion idéologique « travailler plus pour gagner plus ». En effet ce slogan simpliste valorisant l’action individuel et la toute puissance de la
volonté des salariés se heurtent concrètement aux choix stratégiques des patrons et des actionnaires sur le développement interne et externe de l’entreprise.
(Petit rappel je ne peux « travailler plus » que si l’entreprise en a la nécessité, donc si ses carnets de commande son remplis et si la volonté du patron va dans ce sens, ce qui est loin d’être
le cas partout.)
Au regard de la situation, concrètement, cette fermeture n’a pas de justification économique, en terme de production, le site et les employés ont remplis tout les objectifs d’innovation et de
productivité qu’ils leur étaient imposés. La crise n'est qu'une excuse puisqu’ils voulaient déjà fermer cette usine. Il est vrai que la main d'œuvre coûte moins chère et est plus corvéable dans
les pays de l'est. Ils ont simplement pressuré tout ce qu’ils pouvaient en mentant aux salariés, puis fermer le site une fois les profits encaissés
Il faut savoir que Continental était la première entreprise à avoir, dès septembre 2007, accepté le retour aux 40 heures et aux heures supplémentaires. En contrepartie, la maison mère devait
décider de débloquer des investissements pour la préservation et la valorisation du site de production. Les salariés ont joué le jeu, ils ont joué le jeu de actionnaires et du patronat, pour quel
résultat ?
-Nous ne pouvons qu’être solidaires avec les salariés de Continental et la population du bassin de Compiègne face à cette situation socialement dramatique.
-Nous devons faire pression sur les pouvoirs publics au plus au niveau pour qu’ils tentent tout ce qui est possible pour préserver les emplois des salariés de Continental.
Ils ont travaillé plus pour gagner le droit d’être licenciés, demandons donc à Sarkozy de ce prononcer la dessus !
-Et nous avons, malheureusement encore une raison de plus de descendre dans le rue le JEUDI 19 MARS.
Une seule solution, la MOBILISATION !!!
Sébastien Carrara